C’est le temps des oies blanches.  Elles font un arrêt sur le Richelieu avant de reprendre leur chemin vers des cieux plus cléments.  C’est le temps de l’année où ça roule lentement sur le bord du Richelieu, où les automobilistes arrêtent souvent d’un coup sec avant d’emboutir le véhicule les précédant, parce que personne ne regarde vraiment devant.  C’est aussi le temps où l’on peu voir stationnés sur le côté de la route, arrêtés sous l’impulsion du moment, un public hétéroclite; un groupe de jeunes hommes dans le début de la trentaine, des hommes et des femmes seuls, des familles, des ados, des personnes âgées, des photographes impromptus et des professionnels.  Ils restent tous là à regarder le Richelieu se couvrir de blanc.  Parce-que c’est impressionnant, parce-que c’est la Nature, comme elle doit être, imperturbable et immuable.  Un peu d’éternel qui est de passage.